Arrivé devant la première maison, nous revoyons notre vocabulaire: en France on appelle ça un palais.
Des cuisines partout, 7 ou 8 chambres avec salles de bain, un Hummer (prix catalogue 230 000€) dans le garage, la clim et des meubles qui nous ont valu ce commentaire spontanée de Yann en visitant la première chambre: « Putain mais ils ont récupéré les meubles de Saddam Hussein! ».
Mais pas de piscine.
Direction la seconde maison, plus petite (mais quand même 3 étages, 4 chambres avec sdb, ventilation par pales, salon, tv, jardinet ET piscine.(cf photos)
Négociation avec l' « intermédiaire » immobilier à peu près aussi honnête et rassurant qu'un agent immobilier Français: le prix annoncé par téléphone a changé: ce n'est plus 400 000 francs CFA pour le mois (600€) mais 750 000CFA (environ 1150€).
Traduction: on savait pas que c'était pour louer à des blancs.
Ils précisent que le tarif est « à négocier », nous prenons rdv pour rencontrer le propriétaire et faire baisser le prix après l'heure de la prière (nous sommes vendredi dans un pays Musulman).
Retour chez Abba.
Greg (qui s'est particulièrement bien adapté au rythme local et se sent comme un poisson dans l'eau), reste avec Abba pour préparer à manger, palabrer et faire une sieste.
Nous filons rencontrer un autre contact sur place, un « homme d'affaire » sulfureux que pour des raisons de sécurité nous appellerons Célestin.
Il trempe dans le tourisme, a vécu en France et a épousé une Française, connait Alec depuis un an par l'intermédiaire d'un ami Français qui se porte garant de nous, doit nous organiser le trek et nous avait mis en relation avec l'intermédiaire immobilier pour la maison.
Quand nous lui annonçons que les prix annoncés pour la maison ont changé, il pique une colère, convoque l'intermédiaire chez lui sous 10 minutes et menace de lui crever les yeux (sic) si il ne négocie pas les prix en notre nom avec le propriétaire.
L'autre baisse les yeux et s'engage à s'exécuter.
Célestin nous chiffre le trek, nous partageons le thé de l'amitié, prenons des nouvelles de la famille, jouons avec sa fille de 3ans (cf photo) et prenons congès.
De retour chez Abba, sa cuisinière nous a préparé un festin.
Poisson grillé, Aloco (banane planteur frite: un régal), semoule au piment et oignons et boeuf préparé d'une façon complexe pour un résultat délicieux, mangue.
Nous mangeons « sans protocole » et nous retirons dans le jardin pour digérer en attendant que le « faiseur de thé » d'Abba (qui passe chaque jour chez lui à 17h pour lui préparer son thé) vienne le servir.
Abba nous explique, dans les grandes lignes, les principes sociaux qui régissent les relations au Mali: les ethnies, les mariages, les croyances.
Absolument passionnant!
Entre temps le propriétaire de la villa rappelle et nous la laisse pour 600 000CFA: le prix est « raisonnable » et nous permet d'éviter les 100 000CFA/jour de l'hôtel pour une nuit supplémentaire : nous acceptons.
Des cuisines partout, 7 ou 8 chambres avec salles de bain, un Hummer (prix catalogue 230 000€) dans le garage, la clim et des meubles qui nous ont valu ce commentaire spontanée de Yann en visitant la première chambre: « Putain mais ils ont récupéré les meubles de Saddam Hussein! ».
Mais pas de piscine.
Direction la seconde maison, plus petite (mais quand même 3 étages, 4 chambres avec sdb, ventilation par pales, salon, tv, jardinet ET piscine.(cf photos)
Négociation avec l' « intermédiaire » immobilier à peu près aussi honnête et rassurant qu'un agent immobilier Français: le prix annoncé par téléphone a changé: ce n'est plus 400 000 francs CFA pour le mois (600€) mais 750 000CFA (environ 1150€).
Traduction: on savait pas que c'était pour louer à des blancs.
Ils précisent que le tarif est « à négocier », nous prenons rdv pour rencontrer le propriétaire et faire baisser le prix après l'heure de la prière (nous sommes vendredi dans un pays Musulman).
Retour chez Abba.
Greg (qui s'est particulièrement bien adapté au rythme local et se sent comme un poisson dans l'eau), reste avec Abba pour préparer à manger, palabrer et faire une sieste.
Nous filons rencontrer un autre contact sur place, un « homme d'affaire » sulfureux que pour des raisons de sécurité nous appellerons Célestin.
Il trempe dans le tourisme, a vécu en France et a épousé une Française, connait Alec depuis un an par l'intermédiaire d'un ami Français qui se porte garant de nous, doit nous organiser le trek et nous avait mis en relation avec l'intermédiaire immobilier pour la maison.
Quand nous lui annonçons que les prix annoncés pour la maison ont changé, il pique une colère, convoque l'intermédiaire chez lui sous 10 minutes et menace de lui crever les yeux (sic) si il ne négocie pas les prix en notre nom avec le propriétaire.
L'autre baisse les yeux et s'engage à s'exécuter.
Célestin nous chiffre le trek, nous partageons le thé de l'amitié, prenons des nouvelles de la famille, jouons avec sa fille de 3ans (cf photo) et prenons congès.
De retour chez Abba, sa cuisinière nous a préparé un festin.
Poisson grillé, Aloco (banane planteur frite: un régal), semoule au piment et oignons et boeuf préparé d'une façon complexe pour un résultat délicieux, mangue.
Nous mangeons « sans protocole » et nous retirons dans le jardin pour digérer en attendant que le « faiseur de thé » d'Abba (qui passe chaque jour chez lui à 17h pour lui préparer son thé) vienne le servir.
Abba nous explique, dans les grandes lignes, les principes sociaux qui régissent les relations au Mali: les ethnies, les mariages, les croyances.
Absolument passionnant!
Entre temps le propriétaire de la villa rappelle et nous la laisse pour 600 000CFA: le prix est « raisonnable » et nous permet d'éviter les 100 000CFA/jour de l'hôtel pour une nuit supplémentaire : nous acceptons.
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